Catégorie : Afrique

Leïla Slimani : « L’écriture est plutôt démoniaque »
Le parfum des fleurs la nuit est incontestablement l’un des plus beaux ouvrages de Leïla Slimani. Écrit à l’issue d’une nuit passée à la Punta della Dogana, le musée d’art contemporain de Venise, le livre donne notamment à voir ses réflexions sur la littérature et les arts visuels.

Soundouss Chraïbi, autrice du roman “Le soleil se lève deux fois” : « L’une des forces de la littérature réside dans le fait qu’elle crée des liens à travers les récits qu’elle met en circulation »
« Le soleil se lève deux fois » figure parmi ces textes qui donnent le goût de la lecture, en raison du récit haletant et des personnages adroitement construits par l’autrice marocaine Soundouss Chraïbi, qui, dans un entretien accordé à Hans & Sándor, revient sur la genèse et les thématiques de son premier roman. Entretien.

Isabel Cristina Ferreira dos Reis, historienne : « Les travaux de Sylvie Kandé nous permettent de réécrire l’histoire en révélant ce qui, d’habitude, reste dans les marges »
Grande spécialiste de l’histoire des populations noires au Brésil et dans le monde atlantique, le docteur Isabel Cristina Ferreira a convié en mai 2025 Sylvie Kandé à présenter ses travaux pionniers sur l’esclavage et la colonisation, dans trois institutions académiques de l’État de Bahia.

Charles Gueboguo, auteur et comparatiste : « Chez Sylvie Kandé, la dimension politique passe par une poétique de la traduction des expériences humaines »
Auteur et comparatiste camerouno-américain, Charles Gueboguo s’est très tôt intéressé à l’œuvre de Sylvie Kandé qu’il a souvent analysée avec minutie pour différentes revues de littératures.

Tierno Monénembo, romancier : « Le projet littéraire du monde noir, et notamment de Sylvie Kandé, consiste justement à retrouver une mémoire, à se refaire une identité, à convaincre le monde d’une présence africaine »
La présence exceptionnelle de Sylvie Kandé dans le paysage littéraire français et international est un fait majeur qui mérite d’être révéré, promu à une époque où les grandes voix poétiques s’amenuisent au profit d’auteurs ayant renoncé au style et à l’engagement qui ont fait la renommée des grands maitres de la poésie.

Charles Gueboguo, auteur et comparatiste : « Lire Comme jours d’après déluge, d’Éric Digbé, c’est accepter de traverser une langue en deuil pour en sortir transformé »
Écrivain et critique littéraire camerouno-américain, Charles Gueboguo a récemment lu avec minutie « Comme jours d’après déluge » d’Éric Digbé, un recueil de poèmes publié à l’occasion du Salon International du Livre d’Abidjan.

« L’esprit de sel » de Guillaume Viry, poignante évocation d’une vie détruite par l’antisémitisme sous le régime de Vichy
En ces temps marqués par la résurgence irréfléchie, dangereuse de la parole antisémite dans le débat public, la force de ce deuxième roman publié par Guillaume Viry se situe avant tout dans son choix d’octroyer une voix à Ita Zitenfeld pour relater ses maux, ses tourments, ses rêves brisés dans une Europe hostile aux Juifs.

Damien Glez, dessinateur de presse : « J’ai un attachement particulier pour Boris Vian, dont L’écume des jours s’inscrit dans cette idée de décalage, d’engagement, de balancier entre le cru et le poétique »
Dessinateur de presse franco-burkinabé, Damien Glez est un fin lecteur qui convoque adroitement dans ses œuvres les textes et récits qui lui ont permis de se construire, dont L’écume des jours de Boris Vian, qui « s’inscrit dans cette idée de décalage, d’engagement, de balancier entre le cru et le poétique ».

Sylvie Braibant, écrivaine : « Tout doit se conjuguer pour empêcher l’effacement de la mémoire de la Shoah »
Quatre-vingts ans après la libération des camps de concentration et d’extermination nazis, la revue Hans & Sándor a décidé de se joindre aux commémorations nationales et internationales, en s’entretenant avec Sylvie Braibant.
